Architecture Orientée Services
Mettre en place une Architecture Orientée Services consiste à concevoir et construire un système d’information et les applications qui la composent à partir d’un ensemble de services logiciels indépendants, mais capables de communiquer les uns avec les autres.
La notion de « service », composant élémentaire, est relativement large : consulter un compte en banque en ligne, passer une commande de billet d’avion, calcul d’un crédit, intégration d’un service (météo, jeux, suivi de livraison…) dans un portail tiers… Plutôt que d’intégrer ces services dans le code source d’une application, des protocoles définissent comment ces services vont communiquer les uns avec les autres.
L’architecture générale s’appuie sur une démarche d’orchestration, choisissant et organisant les relations entre ces services afin de construire les applications métier.
Les architectures SOA ont pour objectif d’aider les structures à répondre plus rapidement et plus financièrement économique aux changements exigés par l’environnement.
Un grand nombre de facteurs impactent indirectement l’organisation du système d’information et ses nécessités d’ajustement ou d’évolution : facteurs de globalisation et de concurrence, fusions et acquisitions, externalisation d’activités, nouvelles législations et règlementations…
Les architectures SOA simplifient l’utilisation et l’interconnexion d’éléments informatiques, réduisent les délais de création et de mise en œuvre de nouvelles fonctionnalités ou applications, et permettent la réutilisabilité d’actifs existants, quels que soient leur nature, environnement, langage de programmation… De telles démarches permettent plus aisément de combiner évolutions tactiques et construction d’infrastructure IT. - Pour la Direction Générale, la SOA est la stratégie IT elle-même permettant au système d’information de s’adapter aux demandes de l’entreprise dans les délais compatibles, à des coûts maîtrisés, et avec un niveau de fiabilité dans le service garanti.
- Pour le service juridique, la SOA est une source responsabilité, avec les échanges avec des partenaires ou des clients, la gestion des règlementations…
- Pour un utilisateur métier, la SOA exprime l’organisation et les processus de gestion d’une activité et rend possible différentes évolutions et exceptions en un délai réduit
- Pour un architecte IT, la SOA représente l’organisation globale du système d’information et ses processus.
La SOA apporte de nombreux avantages (agilité, réduction du "time to market", partage des ressources applicatives, réutilisation, facilité d'intégration ...) mais la SOA créée aussi de nouvelles problématiques que les applications traditionnelles ne connaissaient pas : - Il y a beaucoup plus de "pièces en mouvement" (les services, à couplage lâche par définition) qui ne se connaissent pas. Le poids des "flux" devient au moins aussi important que le poids des "ressources". Ainsi, il faut pouvoir monitorer les flux autant que les ressources.
- Quand quelque chose ne va pas, la cause peut venir de sources très distinctes et diverses : Chercher l'erreur coûte cher.
Il est donc important de mettre en place une solution de Gouvernance SOA et cela dès les premières étapes des projets.
Dans des contextes B2B, on s'aperçoit que de plus en plus de services sont exposés à des partenaires, à des fournisseurs ... et les entreprises se doivent de garantir la qualité des services qu'elles exposent. Des SLA (Service Level Agreements) seront mis en place. La qualité des services applicatifs pourra avoir un impact financier important.
En B2C, le mode de fonctionnement "self-care" est de plus en plus fréquent et la qualité des services applicatifs exposés par l'entreprise et accédés par les clients est primordiale. Plutôt que d'être informée par ses clients mécontents d'un problème d'indisponibilité ou de performance de service applicatif, l'entreprise est capable de détecter un problème potentiel et peut mettre en place le correctif qui s'impose. La multiplicité des pièces en mouvements rend la visibilité de bout en bout beaucoup plus difficile, et pourtant c’est elle qui compte puisqu’elle reflète précisément l’expérience de l’utilisateur. La gouvernance doit donc permettre de rendre compte de la qualité de service sur un parcours de services, et non seulement sur des appels de services individuels. Bien évidemment, la détection des goulets et des erreurs doit également commencer par le « tout » et descendre par la suite sur les composants (services) individuels.
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